mercredi 7 décembre 2016

copains comme cochons

Entre cochons et hommes il n'y a pas, et il n'y a pas de raisons qu'il y ait, un conflit d'intérêt quelconque. Les luttes et les vicissitudes sont identiques.


George Orwell, La Ferme des Animaux

Afficher l'image d'origine

mardi 6 décembre 2016

lettre fatale

Coco et Coco se balançaient au bord de l’eau. Soudain Coco chut. Comme, piètre nageur, il était sur le point de se noyer, de sa branche Coco perché tendit la main à Coco dans l’eau, qui aspirant une ultime bouffée d’r maladroitement entraîna son copain dans l’eau – et c’est ainsi que Croco croqua Coco.

vendredi 2 décembre 2016

dans la corbeille (13)

Bien sûr pour le moment tout cela est encore dans la corbeille mais il y a peut-être moyen de faire un bon feu avec pour se réchauffer le cœur.


 J’ai fait la connaissance d’une certaine Joanna Vadelle, avec qui semblait-il je n’avais pas de lien de parenté. Et c’est pendant que nous discutions qu’Anouchka est morte. La mort avait beau être ma meilleure amie, je n’ai rien pu y faire. J’ai essayé de la distraire en la soignant avec mon appareil à régler les problèmes, car il n’y a pas de raisons pour que la mort n’ait pas de problèmes ; j’espérais qu’elle viendrait me remercier et oublierait Anouchka. Mais ça n’a pas marché, alors j’ai essayé de me prendre en photo avec la mort et là j’ai vu qu’elle était d’accord ; mais c’est parce que c’était trop tard : Anouchka Vadelle, dont je me rends compte à présent que je n’ai jamais retenu le nom de jeune fille, était morte, et moi j’étais veuf en personne.


Anouchka Vadelle : page 57 - page 128



C’était peu dire cette fois que la mort se rapprochait : nous avons marché l’un derrière l’autre dans le beau jardin des Vadelle anciennement Smith et nous sommes montés au grenier au-dessus du garage. Il y a là-haut un petit balcon avec une vue magnifique car la grande demeure des Vadelle anciennement Smith est sur une hauteur qui domine tout Bellerive. Nous sommes allés sur le balcon et là j’ai pris la mort par l’épaule et de l’autre main j’ai sorti mon smartphone, et c’est comme ça j’ai fait mon selfie avec la mort. Ensuite nous avons discuté un peu. J’espérais lui demander d’emménager, car elle avait sans doute beaucoup de choses à m’apprendre ; mais je n’ai pas trouvé les mots : à la place je lui ai juste demandé ce qu’on racontait sur moi. La mort m’a répondu que ça ne lui faisait pas plaisir de me dire ça mais que j’avais une réputation d’ordure. Mais elle m’aimait bien quand même. C’est vrai aussi qu’elle n’avait pas le choix : c’est moi qui depuis longtemps décide grâce à mon smartphone des sentiments d’autrui à mon égard, et il n’y a pas de raison que la mort échappe à cette règle. J’avais encore bien d’autres questions à lui poser mais elle a soudain disparu dans le noir, car dans l’intervalle la nuit était tombée. Nous aurions bien sûr l’occasion de nous revoir, mais à ce moment-là je craignais bien de ne plus avoir la parole.

lundi 28 novembre 2016

une nouvelle couverture

Voici les premiers froids. C'est le moment de s'offrir une nouvelle couverture. (Mais il faudra attendre le 16 février.)

dimanche 27 novembre 2016

parfum des urnes

Est-ce parce que le i est par sa forme la lettre la plus facile à glisser dans l’urne que l’odeur est si nauséabonde ?


mercredi 23 novembre 2016

je les regardai partir...

Mon Dieu, quel cri ! comme elle sursauta ! comme elle s'arracha de mes bras, comme elle vola à sa rencontre !... Je restai là, je les regardais, plus mort que vif. Pourtant, à peine lui avait-elle donné la main, à peine s'était-elle jetée dans son étreinte, que, brusquement, une fois encore, elle se tournait vers moi, se retrouvait près de moi, comme une bourrasque, comme un éclair, et, avant même que j'eusse le temps de me remettre, elle s'accrochait à mon cou et me donnait un baiser passionné. Puis, sans me dire un mot, elle courut de nouveau vers lui, le prit par les mains, et l'entraîna avec elle.
Je restai longuement figé, je les regardai partir... Enfin, ils disparurent de ma vue.


Fédor Dostoïevski, Les Nuits blanches, traduction par André Markowicz.

Afficher l'image d'origine

lundi 21 novembre 2016

pour un vote contre ?

Bon, plus sérieusement, que nous apprennent-ils, les résultats de ces primaires ? Que les gens se déplacent pour voter contre. Le vote contre, ça motive. Et pourquoi pas ? Pourquoi n'aurait-on pas la possibilité d'éliminer les candidats dont on ne veut surtout pas ? Sarkozy en a fait les frais, comme bientôt Hollande s'il se présente. C'est pour ça qu'on va se retrouver avec Le Pen au second tour. Le Pen, la candidate qui ferait se déplacer le plus grand nombre d'électeurs Français pour voter contre elle. Mais là, ce ne sera pas possible, pas avant le premier tour, il faudra même attendre le second. Ce système vous paraît-il vraiment démocratique ? Hein ? Vous en dites quoi ?